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La sicile a beaucoup
à offrir au voyageur sur le plan culturel.
Les temples grecs, les cathédrales,
les villas et châteaux ainsi que les
importants musées des grandes villes
ne sont que quelques-uns des points dintérêt
qui attireront lamateur dhistoire
de lart. Lartisanat de lîle
offre plusieurs spécialités
: le travail du corail, celui de la céramique
et celui du fer forgé, la sculpture
sur bois et les dentelles. Mais il faut laisser
une place toute particulière aux
pupi (marionnettes) et au carretto
(charette) richement décorés.
Ils représentent les deux éléments
fondamentaux du folklore sicilien.
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Aux XVlle et XVllle S., la sicile
fut prise d'un engouement pour le baroque qui,
importé par les Espagnols, s'inscrivait
dans le mouvement de reconquête de la
contre-Réforme. La Réforme est
à l’origine du mouvement baroque:
d'une part, elle a imposé une rigueur
et une austérité contre laquelle
des artistes choisirent la démesure ;
d'autre part, elle a obligé Rome à
la combattre et à redonner une nouvelle
vigueur au catholicisme. Ainsi, au carrefour
du maniérisme en art, à la fin
du XVle s., et de la Contre-Réforme naquit
le "baroque", d'abord en Italie, puis
dans toute l'Europe et en Nouvelle Espagne,
sur le continent sud-américain. Le terme
apparut entre le XVIe et le XVIIe s. au Portugal
et en Espagne pour désigner une perle
irrégulière en joaillerie.
Puis il prit le sens de bizarre,
confus, foisonnant. Emanant d'un
renouveau du catholicisme, le baroque
vient orner, voire agencer les édifices
religieux: églises, couvents,
collèges, chapelles, sanctuaires,
calvaires. Mais cet art touche aussi
les bâtiments civils, qui
doivent témoigner de la grandeur
des princes.
Le palais s'ordonne autour d'une
cour et d'un escalier ornés
et se décline en galeries,
appartements d'apparat, chapelle
et théâtre. Le baroque
sicilien possède son propre
style ; on y retrouve les motifs
clés, coupoles, frontons
aux ailes renversées, consoles,
coquilles, nuages, anges et amours,
scènes de chasse, de pêche,
de pastorales galantes et tous les
supports de l’illusion, miroir,
eau des fontaines. . .
Mais cet art savant conserve en sicile
une rigueur classique hérite de Rome.
II faut attendre le milieu du XVIIIe s. et le
XIXe s. pour que le cadre classique cède
du terrain. Le baroque sicilien donne sa pleine
mesure, paradoxalement à la faveur d'une
catastrophe. En effet, sous la houlette de Giovanni
Vaccarini (1702-1768), les villes dévastées
par le séisme de 1693 sont réinventées.
Noto en constitue un exemple remarquable. |
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